C’est elle qui est partie
Ce jour là, je suis partie, sans le vouloir véritablement.
J’ai laissé la colère décider à ma place, parce que la peine était trop forte, trop dense, trop vivante.
Mais la douleur a pris place. L’esprit te cherche à chaque détour, dans les moindres recoins ; il croit t’apercevoir, là où tu n’es pas.
Aujourd'hui tout est particulièrement difficile. Le silence est bruyant, et cette pièce vide est remplie de ton absence.
Je sais que toutes les larmes ne sont pas un mal, mais celles-ci me font souffrir, parce qu’elles portent ton souvenir.
Le ciel pleure, le ciel gronde de douleur.
Je glisse sur le paquet, en sachant que je le regretterai, en sachant que chaque jour j’y penserai.
Il y a en toi une peine que nul ne peut réparer, j’ai beau essayer je crois que jamais je n’y arriverai et peut-être y a-t-il en nous des ombres que l’amour lui-même ne peut éclairer.
Je peux protéger ton coeur de la pluie, mais je ne peux empêcher son inexorable chute et c’est peut être pour cette raison que tu ne pourras jamais m’aimer.
C’est une ironie cruelle : partir pour ne plus avoir mal, et souffrir parce que tu n’es plus là.
Alors, s’il le faut, je continuerai à regarder à travers la fenêtre toute ma vie, en espérant te voir revenir.
