Rémanence
J’ai voulu me convaincre que la beauté existait partout, même dans les regards fuyants, même dans les silences pesants.
J’ai connu des personnes qui n’étaient rien d’autre que des déserts arides, dépourvus de sentiments. Il y a les murmures, les promesses à demi-mots et certains soupirs qui trahissent l’immobilité émotionnelle.
J’ai vu la lune s’effondrer le jour où elle t’a quittée. J’ai vu le soleil fuir le jour. J’ai vu les étoiles se morfondre aux quatre coins du monde.
La brise souffle sur mon cœur, comme pour en apaiser la douleur.
Je marche sur tes pas. Je te cherche là où tu n’es pas.
Si je crie ton nom de toutes mes forces, m’entendras-tu jusqu’à l’autre bout du globe ?
Si j’y crois de toutes mes forces, pourrai-je un jour, ne serait-ce qu’une seule fois, de nouveau t’apercevoir ?
Je regarderai le destin droit dans les yeux. Je le provoquerai pour que tout redevienne comme aux premières lueurs de nos jours, pour que la vie nous permette enfin d’être.
Le passé se trompe, il a tort de croire que notre futur n’est plus. Il a tort de se croire maître d’un temps qui ne lui appartient plus.
Et je sais que nous ne sommes pas de vastes reflets brisés dans des miroirs étrangers. Ainsi, je marcherai dans nos ruines pour tout reconstruire.
